Dons d'organes
Posté le 22.03.2008 par villedelothey
Touchée par le témoignage d'une citoyenne de Lothey, je tiens à mettre en évidence
cette importante démarche qui a pour honneur de sauver des vies.
On ne pense pas toujours à faire connaître son désire d'être donneur, mais c'est important.
Chaque année des miliers de personnes, enfants, accidentés ou présentants des maladies dont c'est la seule issue sont sauvées grace à ce geste.
Je parle en convertie, mais pensez-y !!
Infos :
Le don d'organe est la première étape avant la réalisation d'une transplantation chez un receveur.
Un grand nombre d’organes peuvent être donnés et permettre ainsi de sauver des vies humaines, ou en améliorer grandement la qualité. La majorité des greffes sont réalisées à partir d'organes prélevés sur des personnes décédées, en état de mort encéphalique (c'est-à-dire le cœur continuant à battre).
Sous certaines conditions bien précises (contraintes temporelles notamment) les organes (rein et foie) de personnes en arrêt cardiaque et respiratoire définitif, après échec de réanimation, peuvent être prélevés.
On sait aujourd’hui que les résultats des greffes de ces organes sont aussi bons que ceux provenant de donneurs en mort encéphalique, mais les premiers programmes de ce type tardent à voir le jour en France.
Une personne en bonne santé a la possibilité de donner un organe de son vivant. C’est le cas par exemple du rein, d’une partie du foie ou très rarement du poumon. On peut en effet vivre avec un seul rein, une partie du foie (car c’est un organe qui se régénère rapidement) ou une partie des poumons.
Ce don n’est possible que si le donneur est majeur et très proche du receveur. La loi de bioéthique en France fixe la liste des personnes qui peuvent donner un organe de leur vivant. Il s’agit du père, de la mère, du conjoint, du frère, de la sœur, du fils, de la fille, des grands-parents, de l'oncle, de la tante, du (de la) cousin(e) germain(e), du conjoint du père ou de la mère, ou de toute personne faisant la preuve d'une vie commune d'au moins deux ans avec le receveur.
Les greffes de donneur vivant les plus fréquentes concernent le rein (80%), le risque pour le donneur étant extrêmement faible. Elles présentent en outre beaucoup d’avantages pour le receveur : elles fonctionnent en général mieux et plus longtemps que les greffes de rein à partir de donneur décédé. En outre, elles permettent
de raccourcir ou de supprimer la période difficile d’attente en dialyse, ce qui comporte des avantages considérables
sur les plans familiaux, personnels et professionnels.
La compatibilité HLA est de moins en moins indispensable, compte tenu des progrès des traitement immunosuppresseur. Néanmoins, lorsqu'elle est grande, le traitement peut être allégé.
La législation du don d'organe dépend naturellement de chaque pays.
Le don d'organe se différencie du don du corps à la science. Ce dernier a pour but de faire progresserla médecine ainsi que les connaissances et le savoir-faire des chercheurs et des étudiants. On peut être, bien sûr, donneur d'organe et donner en même temps son corps à la science.
Le don d'organes en France :
Le don d'organes repose sur le principe du consentement présumé : chacun d’entre nous est considéré comme un donneur potentiel après sa mort à moins de s’y être opposé de son vivant. En pratique, lorsqu’un prélèvement d’organes est envisagé, si l’équipe médicale n'a pas directement connaissance de la volonté du défunt, elle doit s'efforcer de recueillir auprès de ses proches son opposition au don d'organes éventuellement exprimée de son vivant, par tout moyen.
La situation est beaucoup plus simple si la personne décédée a fait connaître de son vivant sa volonté de donner ses organes. Porter sur soi une carte de donneur est un engagement fort, mais pas suffisant en général : ce n'est pas un document légal, et en pratique les cartes ne sont retrouvées que très rarement lorsqu'un don d'organes est envisagé. Il est donc primordial de faire connaître sa volonté à ses proches, pour qu'ils puissent en témoigner. Pour faciliter cette démarche, le Passeport de Vie est proposé gratuitement, depuis quelques mois par la Fondation Greffe de Vie. Il comporte une carte de donneur, mais aussi et surtout des cartes témoins à remettre à ses proches pour les informer de sa décision.
Dans l'avenir, la carte SESAM Vitale II pourrait comporter un champ permettant à tout un chacun de mentionner le fait qu'il a été informé de la loi sur le don d'organes.
De même, il existe un registre national des refus où toute personne peut s'inscrire et qui doit être obligatoirement consulté par les médecins dès qu'un prélèvement est envisagé.
Le don est par définition non rémunéré car l'organe n'est pas considéré comme un objet patrimonial au sens juridique. Il est totalement anonyme : le receveur ne connaît pas l'identité du donneur et la famille du donneur l'identité des différents receveurs. Il existe cependant une exception notoire : lors de la greffe de visage, la famille de la donneuse n'a pu que connaître l'identité de la receveuse du fait de sa médiatisation a posteriori.
Sources Wikipédia
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